Encore un jour d'un doux matin de printemps tel qu'on sais les peindre, un doux matin caressant mes sens, un doux matin soleil levant. Un Van gogh naissant. Aucun fou n'aurait imaginer l'arrivée d'un orage; et pourtant. Le vent commençait à souffler. Les jolies fleurs aux milles couleurs devinrent ternes et fades. Le soleil disparut sous une épaisse couverture de nuages noirs. Les oiseaux s'enfuirent, allant se réfugier sous quelques arbres. Très vite le déluge arriva. L' humidité tomba; la sensation de poisseux collait à la peau; l'odeur de chien détrempé attaquait les narines. Les gouttes d'eau tombante du ciel allaient s'écraser au sol dans un fracas retentissant dans la plaine. Il ne fallut que quelques secondes avant d'entendre les éclairs déchirant et inondant le ciel de clarté. La musique entre la pluie tombantes et ces éclairs faisaient de ce moment un fabuleux concert. On pouvait voir les arbres se coucher doucement; tous dans le même sens. Les feuilles soufflées par le vent s'accrochaient désespérément aux branches squelettiques d'un arbre luttant contre un souffle menaçant. On pouvait imaginer une bête monstrueuse engloutissant un village. Mais c'est dans ces moments là qu'elle le préférait; ces moments dénués d'humanité.
